Au départ il y a un livre fou écrit en 1972, Les Villes Invisibles d'Italo Calvino : une longue lettre d'amour et de désamour aux villes, un échafaudage fragile de villes rêvées, infernales, continues, en construction, suspendues, dédoublées, qui ont à voir avec les vivants, les morts, les échanges, les regards, le ciel.... une sorte d' atlas imaginaire désenchanté, mais où la vie bat son plein. Renversant. Le livre fermé, des mélodies se dessinent; un piano, un harmonica, une clarinette, deux ou trois bruits de porte, un peu de souffle, d'infimes sons synthétiques. Viennent alors Boris Pokora, Laurence Moletta, Fabio Viscogliosi, Lydiane Chomienne, Guillaume Itier, Thùy Nhi Au Qang, Benoit Nicolas, pour le son Nicolas Matagrin et Franck Choko Rivoire, merci à eux, l'album est bouclé. Pourquoi ces villes sont-elles invisibles ? parce qu'elles sont abstraites et improbables, parce qu'elles sont peut-être également la projection déformée du souvenir d'une ville passée, d'une Venise lointaine égarée dans notre esprit. Il me semble que ces villes invisibles ont à voir avec notre mémoire personnelle et collective, elles sont inédites mais nous les connaissons déjà. Elles seraient un ailleurs logé au plus profond de nous-même? Ce serait Byzance!





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